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Volcan Cerro Negro et fumerolle de San Jacinto

Aujourd’hui est une journée très attendue ! L’ascension du volcan Cerro Negro et la descente de celui-ci en luge.



Nous partons assez tôt direction le Cerro Negro, pour y accéder il faut emprunter 23kms de piste de sable et cailloux volcanique à travers une région très verte et agricole, une très belle ballade au milieu des champs de canne à sucre, eucalyptus, manioc et du bétail en liberté chevaux, cochons, poules, bœufs au milieu du chemin, nous passons à côté de nombreuses fermes ou les hommes travaillent la terre comme chez nous il y a 150 ans, pas de machines agricoles, tout est fait à la main avec l’aide du bétail, les fermes sont très modestes, quelques cabanes en bois avec le bétail qui vit avec eux, c’est très pauvre mais en même temps très beau, les gens que nous croisons sont souriants, les enfants nous saluent, j’ai beaucoup aimé traverser cette zone hors du temps qui nous fait rappeler qu’on est pas à plaindre. Cette région est très fertile car les cendres volcanique sont très bonnes pour la terre, mais les habitants vivent avec la menace du volcan toujours actif.

Petite aparté sur le Cerro negro, c’est le plus jeune volcan d’Amérique centrale il est apparu en 1850 c’est l'un des volcans les plus actifs au Nicaragua, avec sa dernière éruption en 1999. Depuis sa naissance il est entré en éruption 23 fois. Il n’est pas très haut environ 700mètres. Le 4 novembre 2001 Eric Barone devient recordman du monde de vitesse à VTT sur terre avec 172,661 km/h en descendant le Cerro Negro, malheureusement dans la descente son VTT s’est brisé en 2 et lui valu une chute spectaculaire et 3 mois d’hôpital, je vous recommande la vidéo  sur youtube http://www.youtube.com/watch?v=P4_xlFtcPLk

Le trait sur la gauche c'est la piste de luge !

Au pied du volcan nous prenons nos planches artisanales genre de luge en bois et faisons un arrêt dans un élevage d’iguanes. 140 iguanes dans un enclos la plupart seront relâchés dans la nature et d’autre seront mangés, dans la campagne nicaraguayenne l’iguane est un met apprécié.

 

Nous entamons l’ascension du volcan sous une chaleur écrasante, il faut suivre un petit chemin de cendre et de cailloux, plus nous avançons plus le spectacle est saisissant, on voit bien la coulé de lave et le contraste noir avec la végétation environnante. Arrivés presque au sommet on aperçoit le cratère avec des couleurs verte jaune et rouge et de la fumée qui s’échappe de ci de là avec une forte odeur de souffre pas très agréable. Le sol est très chaud d’ailleurs en grattant un peu le sol la cendre est bouillante il suffit d'y poser une bouteille en plastique pour la voir fondre, un œuf cuirait en quelques secondes.

 

La coulée de lave

Nous marchons jusqu’au bord du cratère qui est refermé et pas très profond c’est très impressionnant quand on sait qu’il peut se réveiller à tout moment mais nous savons que les éruptions sont prévisibles ce volcan étant étudié et suivi de près. Ensuite vient le moment le plus excitant, la descente !

Non loin du cratère sur une des pentes nous chevauchons notre surf archaïque, muni de lunette et de gant pour se protéger de la poussière, Jack est le premier à s’élancer avec sa caméra fixée sur le front, la pente est abrupte mais le sol étant composé de poussière et de cailloux cela freine la descente qui au final se fait facilement, on ne joue pas les Eric Barone, ça va vite mais c’est gérable c’est pas de la neige ! Les sensations sont quand même très sympa et arrivés en bas on freine avec les chaussures.

On est noir de poussière mais c’était une  super fun !

La seconde visite se fait aux fumerolles de San Jacinto, il s’agit d’une rivière sous terraine chauffée par l’activité géothermique, l’eau et la boue jaillissent du sol à une température de 1600°. Il fait extrêmement chaud impossible de s’y attarder trop longtemps mais ça valait le coup d’œil.

 

                          Coralie & Jack

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